Une agression s'est déroulée ce samedi après midi, peu avant 16h en gare de Toulon. Un ASCT, en CDD, et un chef de service ont été blessés au cours de celle ci, qui intervient dans un contexte tendu d'un point de vue sûreté sur la région PACA.
Une autre, visant en particulier les passagers, s'est déroulée dans un TER Vintimille/Grasse à la halte de Ranguin.

Tout a commencé à bord du TER 8818472 Toulon 15h54 / Marseille st Charles 16h55. L'ASCT émet une annonce pour informer que le TER partirait avec un retard de 15 minutes afin de réguler le trafic ferroviaire, perturbé en amont de Toulon. Rapidement, trois individus en état d'ivresse s'agitent et prennent à partie l'ASCT. Sans titres de transports, ils augmentent leur niveau de violences lorsque le chef de service intervient au secours de l'ASCT pour l'aider à les évacuer. La tension est encore montée d'un cran, et des coups ont été portés au chef de service par l'un des trois perturbateurs. Un équipage de la lutte anti fraude, présent sur place, est intervenu à son tour pour mettre un terme aux violences. Prévenus, les services de police intervnus sur place ont interpellé deux des trois agresseurs.
Pris en charge, le chef de service et l'ASCT ont été examinés par les services médicaux. Le premier s'est vu prescrire une ITT dont nous ne préciserons pas le nombre de jours afin de ne pas déranger les suites judiciaires. Il souffre de contusions aux cervicales. Le second souffre de douleurs au dos. Tous deux ont déposé plainte.

Nous leur souhaitons un prompt rétablissement et nous les assurons de notre soutien. Nous espérons que des sentences exemplaires soient exprimées par la justice à l'égard des agresseurs. Les altercations ou agressions sont monnaie courante en gare de Toulon, où, de sources locales, les mesures de sûreté sont quasiment inexistantes. Ou trop faibles par rapport à l'étendue des problèmes. Une situation qui excède les collègues.

D'autres agressions ont eues lieues sur le secteur PACA Ouest ces derniers jours. A Miramas, un ASCT a été bousculé par un resquilleur alors que les forces de l'ordre en faisaient descendre 20 sans titres de transports. Sur la ligne de la Côte Bleue, un ASCT a eu un doigt cassé au cours d'une altercation.

En début de semaine, trois ASCT Niçois ont été agressés par deux jeunes délinquants multi récidivistes, finalement interpellés 48h après les faits. Cette agression avait déclenché un droit de retrait très localisé sur Nice. Un droit de retrait contesté par la presse, par les usagers avec à leur tête le collectif local des NTGV, mené par Eric Sauri. Et quelques jours plus tard, ce sont des passagers de la même ligne qui ont fait les frais du manque de moyens humains dénoncé par les cheminots.


Car, toujours ce samedi, une bande de plusieurs dizaines de jeunes est montée à bord du TER 86048 Vintimille 16h34/Grasse 18h38 lors de l'arrêt à Ranguin (Cannes Nord). Pendant plusieurs minutes, ils ont agressé les passagers avec des gaz lacrymogène et des coups. Ils ont, en outre, menacé d'attaquer tous les TER de la ligne durant le week end. Ils se sont rapidement dispersés, prenant la fuite vers des espaces publics aux alentours de la gare. Trois passagers ont été pris en charge par les secours et hospitalisés.
En conséquence, des mesures de sûreté immédiates ont été prises avec des accompagnements renforcés des trains TER sur cet axe. Les agents d'accompagnement et de conduite pourront, en cas de non mesures sur leur train, exercer leur droit de retrait.

Quoi qu'on en dise, les agressions ou actes de délinquance sont particulièrement nombreux, et parfois violents, sur les lignes de la région PACA. Les cheminots sont exaspérés par l'augmentaiton des faits et de leurs violence. Ils le sont tout autant au sujet du mutisme de la direction qui préfère se concentrer sur l'EAS et la mise en place des EMI au lieu d'humaniser plus qu'actuellement les TER et les gares. Le projet EAS ne fera qu'aggraver la situation, déjà critique.