Les ASCT de l'Etablissement Service Voyageurs (ESV) de Metz, nouvellement organisé en lieu et place de l'ECT Lorraine, exercent leur droit de retrait depuis ce mardi soir 17h. Il fait suite à une longue succession d'agressions et d'incidents sûreté sur les axes TER Lorraine, dont trois en gare d'Uckange.
Un droit d'alerte et une DCI avaient auparavant été déposées par les élus CHSCT de l'ESV TER, mis en place mi décembre pour répondre aux volontés de destruction de l'emploi et de la déshumanisation des TER et des gares, entraînant une montée scandaleuse du nombre d'agressions. 14 ont été recensées depuis mi décembre.

Parmi les faits, le 7 décembre, l'ASCT du TER 833610 Lunéville 16h54/Reims 20h37 a été agressé physiquement en gare de Lunéville.
Le 20 décembre, un ASCT a été agressé lors du contrôle sur un TER Lunéville/Nancy.
Le 20 décembre, c'est le TER 88523 Luxembourg 10h38/Nancy 12h11 qui fut le thêatre d'une agression verbale avec menaces de mort.
Le 25 décembre, un ASCT a été menacé de mort par une bande d'individus bloquant les portes d'un TER Thionville/Metz pendant la procédure de départ en gare d'Uckange. Des faits qui se sont à nouveau produits deux jours plus tard.
Aujourd'hui, 3 janvier, une ASCT a été agressée à Uckange, commune classée en zone de sécurité prioritaire. Elle aurait été molestée et menacée.

En outre, une rixe entre deux bandes rivales a eu lieue dans un TER circulant en EAS le 10 décembre. Et un ASCT a été menacé en intervenant pour mettre fin à une altercation entre deux passagers.

Peu ou aucun des protagonistes de l'ensemble des agressions n'ont été interpellés à ce jour. L'absence ou l'insuffisance d'acteurs sûreté en nombre suffisant et la non tenue généralisée des agents B et équipes de renfort génère ce climat d'insécurité, mettant en danger la population travaillant dans les trains et les gares ainsi l'ensemble des voyageurs. Ajoutons à cela une déshumanisation progressive des gares et le dangereux déploiement progressive de l'EAS. Ce cocktail est explosif et ne peut qu'entrainer une généralisation des agressions à l'encontre des cheminots et des usagers. La direction a beau se cacher derrière le "phénomène de société": c'est bien elle qui décide de déserter le terrain. Une action qui est l'inverse de ce qui devrait être fait face au "phénomène de société"

Les ASCT réclament des moyens efficaces et suffisants afin de procéder à leurs missions d'accompagnement, de sécurité et de prévention de la fraude et des incivilités sans risquer de se faire agresser verbalement ou physiquement.

Nous soutenons le mouvement de retrait de nos collègues Lorrains et suivrons la situation au plus près pour vous tenir informés.