Deux ASCT Niçois ont subi une agression hier à bord du TGV 6180 Nice Ville 16h54 / Paris gare de Lyon 22h41. Un TGV qui avait été le théâtre, hier aussi, d'un autre incident sûreté entre Nice et Les Arcs Draguignan et qui est régulièrement source de problèmes. Selon des informations recoupées, donc quasiment fiables, un individu, militaire en permission, aurait "pété un câble" en voiture bar pour des raisons que l'on ignore encore. L'un des deux collègues a été frappé et souffrait hier soir de douleurs à une cuisse. L'agresseur aurait bien sorti une arme blanche sans en faire d'utilisation. Un arrêt supplémentaire a été crée à Mâcon Loché TGV pour que l'agresseur soit interpellé. Il a été placé en garde à vue. Nos deux collègues ont choisi de poursuivre jusqu'à Paris gare de Lyon. Ils ont été pris en charge, conduits aux urgences et au commissariat. Ils doivent être raccompagnés dans la journée sur Nice.
Les faits sont moins graves que les premières informations données mais doivent être soulignés et dénoncés, surtout vu le statut de l'agresseur. Nous témoignons de notre soutien envers nos deux collègues et leur souhaitons bon rétablissement.

La CGT cheminots a déposé un préavis de grève national couvrant l'ensemble des salariés des trois EPIC SNCF pour aujourd'hui. Ce préavis de grève est très suivi en région PACA. C'est notamment aujourd'hui que Christian Estrosi doit faire des annonces sur l'avenir du service ferroviaire en PACA. Une région malheureusement promise à des projets exécrables: EAS à partir du 1 mars. Fermeture de guichets. Poursuite de la suppression de postes de chefs de service.
La majorité des trains habituellement couverts par l'ECT PACA et circulant aujourd'hui sont tirés par des cadres ou des "volontaires" d'autres ECT.
La flambée des agressions sur l'axe TGV Sud Est est une réalité que nul ne peut nier. A part la direction. Nous sommes, pour plusieurs d'entre nous à gérer la page, bien au fait, et témoins, du climat régnant sur cet axe et en région PACA. La pertinence du droit de retrait ne peut pas être totalement remise en question par la grève nationale d'aujourd'hui et son intensité en région PACA. La démarche est individuelle. Les cheminots ont le droit de s'adresser à leurs mandatés CHSCT pour déclencher un droit d'alerte, en s'appuyant sur le nombre de faits rapportés sur les TGV Sud Est. Et pourront ensuite exercer massivement leur droit de retrait. La démarche n'appartient donc pas aux OS mais d'abord aux cheminots. Si les cheminots ne réagissent pas, ils ne pourront être soutenus par les OS. Les mandatés CHSCT ne pourront faire le travail de remonté tout seuls.
L'occasion est venue de dire, à l'aube des deux ans d'existence de la page, que si les cheminots ne réagissent pas plus que ça, pas ce cas précis d'hier mais généralement, aux agressions, nous serons nous aussi moins réactifs aux agressions et nous remettrons en cause notre travail d'information. Travail très difficile, se procurer des informations n'est pas tâche aisée. Éventuellement jusqu'à cesser notre travail bénévole. Car nous avons, de plus en plus, le sentiment de parler et d'agir pour rien.