Ce n'est pas un mais deux ASCT de Bourg en Bresse qui ont été violemment agressés aujourd'hui alors qu'ils effectuaient leur mission sur le TER 889429 parti de Bourg en Bresse à 13h31 et devant arriver à Lyon Perrache à 14h50. Tout à commencé à Mionnay. Un mineur de 16 ans monte à bord.  Un peu plus tard, le titulaire le contrôle et lui demande son titre de transport. Le jeune ne répond rien. L'agent B se met alors à lui demander son billet, le jeune répond qu'il n'a pas de billet et qu'il ne veut pas présenter de pièce d'identité par manque de confiance.
Un passager témoin de la scène rappelle alors au jeune mineur les missions des contrôleurs. Il réussit à convaincre le resquilleur à se faire verbaliser. Mais la situation s'est violemment dégradée. Peu après, alors que le TER entrait en gare de Sathonay Rilleux, le jeune de 16 ans s'en est très brutalement pris au titulaire, le frappant par surprise. Une pluie de coups selon les premiers éléments. Très vite, l'agent B, une femme, a essayé de s'interposer mais a elle aussi été frappée. C'est finalement le premier passager intervenu peu avant qui a réussi à éloigner l'agresseur sur le quai de Sathonay. L'agent B a joint les forces de l'ordre. Les militaires de la gendarmerie de Sathonay se sont déplacés et ont du agir à trois pour retenir et interpeller l'agresseur. Dans le même temps, le titulaire a été pris en charge par les gendarmes en attendant l'arrivée d'une RET qui l'a accompagné aux urgences. A l'heure actuelle nous ne savons pas quel est la gravité des lésions, il souffre néanmoins d'une commotion au front et de douleurs oculaires et se porte au plus mal moralement. L'agent B a été prise en charge à Lyon Perrache puis à Bourg en Bresse. Elle souffre de douleurs aux bras. Tout comme le titulaire, elle est fortement choquée. Les bandes vidéo de la rame ont été relevées.

L'agresseur est défavorablement connu des ASCT de Bourg en Bresse, sa famille est toute aussi défavorablement connue à Mionnay. Il a été placé en garde à vue.

Nous témoignons de notre solidarité, de notre empathie envers nos deux collègues sévèrement agressé. Nous sommes révoltés par les faits et par le mutisme, à cette heure ci encore, de la direction qui n'a rien communiqué officiellement.
A l'heure actuelle, le contexte local fait qu'il n'est pas envisageable pour les Bressans d'effectuer un droit de retrait global.

De nombreux rapports sûreté concernant la ligne des Dombes et de Saint Claude ont été remis à la direction ces derniers mois, sans qu'elle ne réagisse pour autant. Et pourtant, comme nous le répétons souvent, la direction, et l'employeur par délégation (personne physique) sont obligés de prendre des mesures pour protéger la santé physique et mentale des salariés. Là encore, nous sommes amers sur les mesures prises par la direction, quasiment inexistantes. Le climat de sûreté dans les trains TER de l'étoile Lyonnaise est loin d'être parfait. Le terrain n'étant plus suffisamment occupé, les incivilités et les agressions sur les agents et sur les passagers prolifèrent. Les numéros tels que 3117 ne sont absolument pas efficaces.
Le CHSCT de l'UO TER Annecy devrait prochainement être reçu par la direction.